Everything is love – review

C’est lors de leur deuxième date londonienne que Beyonce et Jay Z ont annoncé leur premier album commun avec un simple “Album Out Now” qui a défilé sur un écran géant.

 

Résultat de recherche d'images pour "everything is love album cover"

 

Distribué exclusivement sur Tidal dans un premier temps puis sur toutes les plateformes de streaming, “Everything Is Love” est le chapitre final d’une trilogie qui documente les conflits conjugaux et le bonheur retrouvé entre deux des artistes les plus novateurs de leur génération. Cela a commencé avec Lemonade de Beyoncé, l’un de ses meilleurs projets à ce jour, rempli d’accusations de tricherie et d’explorations de l’estime de soi. Puis, cela a été suivi par Jay Zavec 4:44, qui l’a vu faire des excuses publiques pour ses indiscrétions passées, rempli de dégoût de soi.

 

Résultat de recherche d'images pour "lemonade album cover"

 

Résultat de recherche d'images pour "4 44 album cover"

 

Des rumeurs d’albums commun entre Beyoncé et Jay-Z ont toujours existé, et ce depuis le début de leur relation en 2002. Mais ces rumeurs sont devenues de plus en plus réelles sur ces trois dernières années. Comme Jay-Z l’a expliqué dans une interview début 2018, leur musique est devenu une sorte de “séance de thérapie” leur permettant de résoudre leurs problèmes publiquement tout en conservant une part de contrôle.

 

Everything Is Love commence doucement avec Summer, un titre soul porté par la voix suave de Beyoncé et qui reprend le récit de leur mariage. James Fauntleroy II est crédité sur le titre et on sent clairement sa patte, notamment dans l’écriture des paroles.

 

Avec le clip sorti en même temps que l’album, “APES ** T” est peut-être le morceau que Beyonce et Jay Z ont le mieux résumé, ainsi que leur message, dans son ensemble. Sur cet album, Beyonce rappe plus que qu’elle ne chante, et dans cette chanson, Jay Z lui laisse volontiers le trône qu’elle lui permet gracieusement de partager. Sur la chanson elle-même, le casting est puissant avec Offset et Quavo de Migos ainsi que Pharrell Williams qui a également dirigé la production du morceau.

 

 

BLACK EFFECT” voit Jay adopter une position similaire avec une ode à son statut de symbole du succès afro-américain: “S*** I am the culture/ I made my own wave, so now they anti-Tidal“. Pendant ce temps, sur le titre “FRIENDS” Hov ne se contente pas de nommer ceux sur lesquels il peut compter, mais nomme aussi ceux qui l’ont laissé tomber, notamment Kanye West et la famille Kardashian. Il critique, par exemple, Kylie et Kendall Jenner pour avoir vendu des T-shirts avec le visage de Tupac superposés sur eux: “Y’all put n****s on a T-shirt/ It hurts you ain’t never meet ‘em“.

 

Terminant avec “LOVEHAPPY“, Beyonce et Hov sont transparent sur le moment qui a failli briser leur mariage. Jay Z insère un morceau de Common pour la deuxième fois sur l’album (la première fois sur “713“) et prend un couplet de “Love of My Life” d’Erykah Badu alors qu’il détrône Kanye sans ménagement et donne un nouveau titre à sa femme: “Hova, Beysus, watch the thrones“.

 

 

Sans manquer de respect à Hov, Beyoncé est une bête sur cet album. À travers neuf titres, elle switche sans problèmes de la déesse angélique à la star du rap de Houston avec de nombreux temps forts entre les deux. Beyoncé a toujours trempé dans le rap, mais sur “Everything Is Love“, elle a vraiment consolidé son flow. Hov n’est pas tout à fait à la hauteur de l’énergie de Beyoncé – cela ressemble à un album de Beyoncé avec une bonne dose de Jay Z- mais il y a de la vie derrière chaque mesure et chaque punchline.

 

Il n’y a que neuf chansons, mais beaucoup de choses sont couvertes. L’album est à la fois plein de vantardise et pourtant serein, iconique et à la fois candide. En bref, le genre d’album que l’on fait avec son partenaire qui a passé sa vie dans le monde du hip-hop et du R&B.

Leave a Reply